mercredi 23 novembre 2011

Vous savez que vous encouragez une équipe gonflée à l'hélium...


Ma collègue m'a transmis une infolettre pertinente de Canaccord Wealth Management, lundi matin. Le thème : comment reconnaît-on une équipe dont les performances sont gonflées à l'hélium et qui, inévitablement, finira par vous décevoir en avril prochain. C'est drôle, mais ça ressemble pas mal aux performances de Canadien. Voici les critères de Canaccord :
  • Votre gardien partant est la première étoile de tous les matchs qu'il remporte, qu'il perd et même de ceux où il est sur le banc.
  • Votre équipe perd un nombre élevé de matchs pour cause de mauvais arbitrage. La ligue devrait étudier la situation de plus près.
  • Toutes les blessures de votre équipe affectent des joueurs clés. Pour vrai.
  • Les meilleurs pointeurs de votre équipe est son meilleur joueur et plusieurs joueurs de troisième trio.
  • Vous n'avez jamais été aussi certain que l'entraîneur de votre équipe favorite est le mauvais entraîneur pour votre équipe.
  • Votre équipe perd un match en novembre et vous êtes certain qu'elle ne fera pas les séries en avril.
  • Pourtant, lorsqu'elle a gagné en octobre, vous étiez certain que le Canadien était un prétendant à la coupe Stanley.
  • Vous vous rassurez avec le fait qu'il reste 60 matchs au calendrier régulier.
  • Vous perdez le sommeil parce qu'il reste moins de 60 matchs à jouer.
Finalement, on peut se l'avouer : ça ressemble pas mal à la saison que Canadien nous fait vivre.

jeudi 4 août 2011

Brad Pitt, un directeur général crédible ?

Oui, s'il faut en croire la bande-annonce de Moneyball, le film qui raconte l'histoire de Billy Beane, directeur général des A's d'Oakland au début des années 2000. Un film qui s'inspire du livre Moneyball, de Michael Lewis. Autrement dit, comment une équipe à petit budget (les A's) ont réussi à rivaliser pendant quelques saisons avec les puissants Yankees de New York. La réponse se trouve dans cet acronyme de trois lettres : OBP, ou on base percentage. En quelques années, Beane a littéralement révolutionné l'approche en attaque au baseball. Aujourd'hui, tout le monde jure par l'OBP ou l'OPS (on base plus slugging, pourcentage de présence sur le buts plus la puissance au bâton).
Un précédent best-seller de Lewis a également été adapté au cinéma (The Blind Side), avec un résultat mitigé. Une histoire un peu trop à l'eau de rose. Espérons qu'on rendra justice au meilleur livre de baseball des années 2000.

Jugez par la bande-annonce :

mardi 12 juillet 2011

Baseball : de l'argent bien investi achète un championnat



L'argent achète des championnats au baseball majeur. Voilà, en quelques mots, la conclusion d'une recherche de Harris Private Bank, publiée cette semaine à l'occasion du match des étoiles, qui se tient en Arizona.

Le baseball majeur est le seul sport professionnel en Amérique du Nord où il n'y a pas de plafond salarial. Résultat : les équipes peuvent dépenser autant qu'elles le veulent simplement en payant pour du talent. Sans surprise, les Phillies de Philadelphie ont la masse salariale la plus élevée de la Ligue nationale de baseball et le meilleur pourcentage de victoires à la pause des Étoiles. Même chose dans la Ligue américaine pour les Red Sox de Boston et les Yankees de New York.

Les auteurs de l'études effectuent une corrélation entre la masse salariale (axe des X) et le pourcentage de victoire (axe des Y), suggérant que plus une équipe dépense, plus elle s'attend à remporter des victoires, à moins que la gestion de l'équipe ou la malchance se dresse sur son chemin.

Les auteurs tracent ce qu'ils qualifient de « security market line ». Une équipe au-dessus de cette ligne doit sa réussite à de bonnes acquisitions (agents libres ou repêchage). Dans le cas contraire, on peut remettre en question le management de l'équipe, par exemple de lucratifs contrats accordés à des joueurs en déclin, des choix de repêchage qui font patate, etc. Les meilleures équipes ont tendance à exceller sur une longue période tandis que celles qui déçoivent s'enlisent dans les bas fonds de la ligue.

C'est le cas des Cubs de Chicago. Dernière série mondiale : 1908. Cette équipe trouve toujours des nouvelles manières de perdre. Et pourtant, le Wrigley Field est toujours rempli à capacité. L'an dernier, la direction de l'équipe a dépensé 140 millions de dollars US. Cette formation a livré une performance de 80 M$ US. Les résultats sont encore pires cette saison. La famille Ricketts a diminué la masse salariale à 125 M $ US, mais le pourcentage de victoire de ,402 est 30 points en dessous de ce qu'il devrait être.

Au chapitre des surprises, on retrouve les Pirates de Pittsburgh. Barry Bonds était le voltigeur de gauche de l'équipe lors de sa dernière saison gagnante, en 1992. Avec une fiche de 47-43, les Pirates dépassent de beaucoup les attentes de Private Bank Harris. Pourtant, l'équipe de Clint Hurdle ne compte pas de frappeur de puissance à la David Ortiz ou un as à la CC Sabbathia.

Passons du côté de la Ligue américaine de baseball. Parlons des déceptions, notamment des Orioles de Baltimore. Cette équipe a accordé plusieurs contrats à des joueurs vieillissants pendant la saison morte, notamment un Vladimir Guerrero sur le déclin. La masse salariale de 88 M$ US devrait donner une fiche de ,500 à Baltimore. Les Orioles ont une fiche de 36-52.

À l'opposé, les Rays de Tampa Bay sont une surprise de la saison 2011. Malgré une masse salariale de 44 M$ US, les Rays (49-41) sont en position pour faire les séries à titre de « meilleur deuxième ».

L'argent n'achète pas tout. Par exemple, les Giants de San Francisco, les champions en titre de la Série mondiale, ont une masse salariale de 97 M$ US, ce qui les place au 10e rang des majeures.

Play Ball !

lundi 5 octobre 2009

De retour...

... après une trop longue pause de blogue.

C'est le retour de la discipline de fer : un post par semaine. Plus, si l'occasion se présente. Mais au moins un.

Le vent fait tomber les feuilles des arbres, les journées sont de plus en plus courtes. Pas de doute, ça sent les séries de fin de saison dans le baseball majeur. Pour la 14e fois en 15 ans, les Yankees participent à la grande danse de fin de saison. Reste qu'ils n'ont pas remporté la Série mondiale depuis 2000.

Pour la première fois depuis une mèche, les Bronx Bombers sont équipés pour veiller tard. Lanceurs partants, joueurs de position, releveurs, ils sont solides à toutes les positions.

Mais n'allez pas croire que le fan des Red Sox que je suis ramollit au point d'écrire qu'ils remporteront la Mondiale, comme on dit. Au contraire, la course des Yankees se terminera en série de championnat contre... les Red Sox qui remporteront une troisième série mondiale depuis 2004.

Content d'être de retour même pour un auditoire anonyme!

lundi 15 juin 2009

Les bottines suivent les babines...

Ce matin, en revenant d'une commission dans Rosemont, j'ai croisé le comédien qui personnifie le consommateur type de Nissan, Monsieur Gros Bon Sens lui-même.

Vous savez quoi ? Oui, il conduit une Nissan Versa!

Déjà peu alimenté, ce blogue fait une relâche d'une dizaine de jours, le temps que son auteur aille voir quelques matchs de balle en Californie.

dimanche 7 juin 2009

Moment touchant

Ce matin, je suis allé chercher mes enfants qui avaient dormi chez ma mère.

Comme elle en a l'habitude, mamie a gâté ses petits-enfants : du linge, des bonbons, du chocolat, etc. Ils lui ont donné un calin touchant avant de partir. De l'amour brut qui m'a quasiment mouillé les yeux.

Il n'y a pas à dire, nous avons passé un très beau week-end.

jeudi 4 juin 2009

En dix secondes, PKP a démontré pourquoi nous ne voulons pas de Quebecor comme propriétaire du Canadien


De passage au Saguenay-Lac-Saint-Jean cette semaine, le président et chef de la direction de Quebecor, Pierre Karl Péladeau, a remis publiquement en question la nomination du nouvel entraîneur-chef du Canadien, Jacques Martin. Il aurait préféré que Bob Gainey attende quelques semaines afin de consulter le futur propriétaire de l'équipe.

En quinze secondes, PKP vient de démontrer pourquoi je ne souhaite pas que Quebecor devienne le prochain propriétaire du Canadien. Bizarrement, c'est le seul aspirant-propriétaire qui s'est prononcé sur la nomination de Jacques Martin. Et de manière assez inélégante, merci.

Suis-je le seul à avoir eu cette impression qu'il parlait comme s'il était déjà propriétaire de l'équipe. En fait, sa conjointe Julie Snyder préparait probablement la première saison de Habs Académie. J'écris à l'imparfait, car le tapis a glissé sous les pieds de PKP et Quebecor.

Si à un certain moment on croyait que la vente du Canadien opposait les conglomérats Bell et Quebecor, le portrait a changé au cours des derniers jours avec l'entrée en scène de la famille Molson, qui souhaite maintenant racheter les parts de George Gillett.

L'entrée des Molson a d'ailleurs incité Serge Savard à se retirer du dossier. Entre les lignes, on peut comprendre que la famille Molson est suivie de près par Bell, actionnaire de CTVglobemedia, elle-même propriétaire de RDS.

Poussons le bouchon un peu plus loin : Quebecor se paierait un joujou de 500 à 600 millions de dollars - pour une vulgaire question d'ajouter des contenus à son cirque de convergence -, alors qu'elle laisse moisir 253 travailleurs du Journal de Montréal sur le trottoir depuis janvier. Un seul mot me vient en tête : A-B-S-U-R-D-E.

jeudi 21 mai 2009

Des Indiens qui jouent au baseball : fallait y penser !

L'histoire a fait le tour de la blogosphère en décembre dernier. Les Pirates de Pittsburgh venaient de signer des contrats avec deux lanceurs d'origine indienne, Rinku Singh et Dinesh Patel.

Les deux jeunes hommes ont remporté une téléréalité, The Million Dollar Arm, dont l'objectif était de recruter des artilleurs indiens. Avec 750 millions d'habitants, ce pays d'abord passionné de cricket doit bien cacher quelques Nolan Ryan, se disait l'organisateur du concours, J.B. Bernstein, un agent de joueurs. Singh et Patel ont devancé les 20 000 participants de ce concours et ont décroché des bourses pour venir parfaire leur apprentissage de la balle en Amérique.

Quelques mois après leur arrivée, dans le Sud de la Californie, les deux comparses ont signé un contrat professionnel avec les Pirates de Pittsburgh, ce qui a fait dire à Bruce Reed, de Slate, que c'était probablement la meilleure nouvelle qui pouvait arriver à cette équipe de la Pennsylvannie.

Selon Reed, les Pirates sont en voie de devenir les plus grands perdants de l'histoire du sport professionnel cette saison. L'an dernier, d'ailleurs, les Pirates ont signé une 16e saison perdante consécutive, un record de médiocrité. On est loin des Roberto Clemente et Willie Stargell...

Les Pirates sont l'équivalent de la General Motors du baseball, écrit Reed.

Si vous avez quelques minutes, allez lire le blogue de Singh et Patel. Un anglais très primaire, mais assez bon pour saisir que nos deux Indiens apprennent rapidement les rudiments de la balle.

N'allez pas croire que l'Inde sera la prochaine République dominicaine du baseball. There's a long way to go, comme disent les Anglais.

mardi 5 mai 2009

Un autre talent à la poubelle

Nous avons eu notre Stéphane Ouellet, un boxeur au talent incroyablement gâché. Le connaisseurs de boxe se rappelleront un de ses derniers combats contre Omar Sheika, en 2001. Pathétique. Entraîné par Deano Clavet, qui était davantage comédien qu'entraîneur, le poète de Jonquière était arrivé dans l'arène sous la musique du film 1492. Probablement le seul moment spectaculaire du combat. En moins de deux rounds, Sheika avait envoyé Ouellet au tapis.

Le football a son Lawrence Phillips. Le beau Lawrence, ancien Alouette et ex-joueur de la NFL est dans de sales draps, rapporte La Presse. Il est maintenant accusé d'avoir agressé une copine en 2005. Il risque 25 ans de prison. Le texte rappelle qu'un membre de l'organisation des Alouettes avait prédit que cette tête folle finirait en prison. Il n'a jamais si bien dit.


Dire que Phillips a été repêché avant Ray Lewis et Marvin Harrison au repêchage de la Ligue nationale de football en 1996. La légende veut que le DG des Ravens, Ozzie Newsome, se soit opposé à la volonté du proprio de l'équipe, Art Modell, qui voulait repêcher Lawrence. Les Ravens se sont rabattus sur Ray Lewis. Quand on dit que le repêchage est une science inexacte...


jeudi 23 avril 2009

Le ménage du printemps

Enfin, la saison de Canadien a pris fin hier soir. L'important n'est pas de gagner, mais de participer, disait le Baron Pierre de Coubertin. Cette vieille maxime s'est appliquée à merveille aux joueurs de Canadien qui, ma foi, n'ont que participé aux séries éliminatoires. À ce compte, ils auraient été aussi bien d'envoyer les quatre victoires par FedEx aux Bruins...

Certes, l'équipe était diminuée par les blessures, mais on a vu que la profondeur dont se vantait Bob Gainey en début de saison était aussi épaisse qu'une vulgaire feuille de papier à imprimer.

Encore une fois, je relance la question du leadership au sein de cette équipe. Quelle est son identité? Franchement, je ne le sais pas.

Carey Price. Le kid a 21 ans et n'est pas le sauveur qu'on croyait avoir trouvé. Comme d'habitude, on va finir par le chasser de Montréal et il reviendra nous hanter dans un autre uniforme d'ici quelques années. Il rejoindra le club sélect des Mike Ribeiro et John LeClair...

Une seule chose est claire : on va pouvoir enfin parler baseball et football, avec le draft de la Ligue nationale de football qui se tient ce week-end.

mercredi 8 avril 2009

Un mariage pas si bizarre...

Un post qui semble irréel pour le moment, mais qui pourrait devenir réel dans les prochaines années. Je vous propose ce voyage "science-fiction" dans la diffusion des matchs du Canadien... euh... mettons pour la saison 2013-2014.

Pierre Houde : "Bienvenue au réseau TVA qui présente, en direct du Centre Vidéotron, le match opposant le Canadien de Montréal aux Red Wings de Detroit. Jacques Demers, à quoi doit-on s'attendre ce soir?"
- On a vu des choses positives dans cette séquence de 12 défaites du Canadien. On perd souvent par un but. Si seulement on pouvait renverser cette tendance, on mettrait fin à cette séquence gênante. J'en ai parlé dans ma chronique du Journal de Montréal ainsi que dans mon intervention ce matin à LCN. Les Internautes peuvent également me suivre sur Canoe.tv, que ce soit sur l'ordinateur à la maison ou sur téléphone portable.
"Merci pour les plogues d'usage, Jacques. Le match débutera sous peu. Passons aux alignements des deux formations, présenté par Jobboom, le numéro un en recrutement professionnel au Québec."

(Nous sommes vers la fin de la première période)

"Restez avec nous pendant l'entracte pour le panel Sur la glace, avec nos journalistes du Journal de Montréal, de LCN et de 24 Heures", dit Pierre Houde alors que Marian Hossa enfile son quatrième but du match. Hossa, 4, Canadien, 0.

(Fin de la troisième période, Canadien est en train de subir une dégelée. C'est maintenant 6-2 pour le Detroit)
"Nous vous invitons à suivre l'après-match Vidéotron avec Jean-Paul Chartrand, qui animera simultanément à TVA, Vox, LCN et Argent. Cette émission est retransmise en direct sur vos téléphones portables. Pour les abonnés Vidéotron, vous avez un accès privilégié au vestiaire de Canadien avant les autres journalistes, surtout les minables de Gesca, dont les patrons n'ont pas été foutus d'acheter le Club de hockey Canadien", s'exclame, sur un ton quasiment orgasmique, Pierre Houde.

Pendant l'émission d'après-match, Jean-Paul Chartrand ne fait pas exception et y va du laïus convergent, de l'évangile selon PKP : "Consultez la dizaine de pages que nos confrères du Journal de Montréal publieront demain matin sur le match de ce soir et les défis qui attendent le Canadien dans les prochains jours. De plus, en exclusivité sur TVA, écoutez l'entrevue qu'accordera demain matin Maxim Lapierre à l'émission Salut Bonjour."

Imaginez, en prime, vous aurez droit aux opinions (nombreuses, c'est un euphémisme, et pas toujours pertinentes) de "notre columnist international", Richard Martineau.

Dring, dring, dring... 6 h 25, le cadran sonne, vous comprenez pourquoi je me suis réveillé tout en sueur.

lundi 23 mars 2009

40 minutes de bonheur

Un peu après avoir dîné, j'ai décidé que je terminerais ma journée de boulot à la maison un peu plus tôt que prévu : à 15 h, j'irais nager. Ça fait plusieurs mois que je veux me remettre à la natation, mais je que remet toujours le projet pour de mauvaises raisons, le manque de temps entre autres.

À 15 h 10, j'entrais dans l'eau de la piscine Marquette. Elle était froide un peu, sur le coup, mais la température était idéale pour nager. Au menu, une cinquantaine de longueurs : un réchauffement de 400 mètres, 400 mètres avec la planche et autant avec le pull buoy. Je ne pensais pas qu'il y aurait autant de nageurs un lundi après-midi, mais après 40 minutes, j'avais atteint les objectifs de mon premier entraînement.

Rien d'extraordinaire. Au bout de huit longueurs (seulement 200 mètres), j'avais déjà plein d'acide lactique dans les bras. Vous savez, cette sensation de traîner des boulets, un piano. C'est un peu ça, l'acide lactique. Quand on recommence à nager, nous ne sommes pas trop résistant à cet acide.

À terme, mon but est de renverser mon bilan calorique, de le rendre négatif. Pour y arriver, deux choses : je devrai être plus actif et je devrai cesser de bouffer des cochonneries le soir avant de me coucher. Gros contrat, mais cette fois, je veux et je vais réussir à me remettre dans une forme potable.

Je sais que je viens de brûler 350-400 calories avec l'entraînement d'aujourd'hui. C'est un bon départ.

mercredi 18 mars 2009

L'odeur du gazon fraîchement coupé

Je fais partie de ces amateurs de sports en voie de disparition au Québec, une place où nous en avons seulement pour Canadien, même en juillet lorsque nous fêtons le Noël du campeur : j'aime le baseball.

Tellement qu'au fil des années j'ai participé à des ligues virtuelles et à des fantasy pool. Pour moi, mars ne rime pas seulement avec le retour du printemps, mais surtout avec l'ouverture des camps d'entraînement des équipes du baseball majeur, en Floride et en Arizona. Ma sève "baseball" est à la hausse.

C'est aussi le moment de l'année où la gang de la Ligue de baseball des Experts se réunit à Thetford Mines pour notre repêchage annuel. Vrai que nous pourrions repêcher par MSN, mais c'est le fun de se retrouver une fois par année entre passionnés de balle, boire quelques verres et parler des prospects qui nous font rêver.

Pas besoin de vous dire que je m'ennuie de voir régulièrement des équipes de baseball des ligues majeures à l'oeuvre. Pour me reprendre, en juin, j'irai avec trois amis en Californie voir les Giants de San Francisco, les Dodgers de Los Angeles, les A's d'Oakland et les Angels d'Anaheim. J'ai bien hâte de voir le grand Vladimir Guerrero s'élancer sur le premier lancer qu'il verra...

vendredi 13 mars 2009

Célébrité et paternité

Ce n'est pas parce que ce sont des athlètes professionnels qu'ils sont toujours intelligents. Prenez le cas de Travis Henry, un ex-porteur de ballon des Broncos de Denver en attente d'un procès pour trafic de drogue. Cette tête brûlée est devenu papa de jumelles récemment, ses 10e et 11e enfants de 10 femmes! Rien de moins.

Henry ne portait pas le condom en croyant tout bonnement que ses nombreuses partenaires prenaient la pillule contraceptive. Un mot qualifie cette histoire : pathétique.

Merci à la gang de 6 Verges et les buts pour le lien.

lundi 9 mars 2009

Leadership

Je viens d'apprendre que l'entraîneur du Canadien, Guy Carbonneau, a été congédié.

Clairement, il avait des problèmes avec ses joueurs. Plusieurs sont passés au-dessus de sa tête pour se plaindre de ses méthodes directement avec Bob Gainey.

J'ai déjà trippé sur le CH. Ce n'est plus le cas. Gagne ou perd, séries ou pré-saison, je m'en contrecrisse.

Ce n'est pas compliqué, je ne suis plus cette équipe depuis qu'elle n'a plus de leader, donc probablement depuis le départ de Saint-Patrick Roy.

Leader + CH = ?

J'ai beau retourner l'équation dans tous les sens, je ne suis pas capable de la solutionner. Ne me dites pas que la réponse est Koivu. Je ne vous crois pas. Même chose pour Kovalev.

Établissons un parallèle avec d'autres sports comme le baseball ou le football. Dans le premier cas, je sais très bien que Derek Jeter est le leader des Yankees. Même chose pour Kevin Youkilis ou David Ortiz avec les Red Sox de Boston.

Au football, prenons une équipe comme les Patriots de la Nouvelle-Angleterre. Tom Brady en est le leader incontesté. En plus d'être bon sur le terrain, le leader est le lien essentiel entre l'ensemble des joueurs et l'entraîneur, peu importe le sport. C'est drôle, mais je ne trouve pas ce lien chez le Canadien.

dimanche 8 mars 2009

Retour dans le passé

J'ai lu avec intérêt un dossier publié dans La Presse ces dernières semaines sur le bullying dans nos écoles.

Ces textes m'ont replongé, malgré moi, dans un passé que j'avais pas mal évacué, surtout ma première année au cégep. Maudit que je me cherchais des amis à mon arrivé au Cégep de Jonquière. Je côtoyais des jeunes qui venaient tous de l'extérieur, déracinés comme moi. De nouveaux groupes se sont formés dans les mois qui ont suivi notre arrivée au pays des Bleuets.

Naïvement ou inconsciemment, j'ai été le rejet de bien du monde à cette époque. Pourquoi ? Je ne le sais pas. Je n'étais pas un nerd proprement dit, mais je me suis pas mal toujours retrouvé dans le premier rang cinquième pour les résultats scolaires.

Ce n'est pas compliqué, je me suis cherché une "appartenance" pendant toute cette première année sans jamais n'en trouver. C'est drôle, d'ailleurs, un de mes meilleurs amis aujourd'hui est mon pote José Pires, que je ne côtoyais pas au cégep.

Il y a eu au moins une agréable conséquence de mon passage au Cégep de Jonquière : c'est là que j'y ai rencontré ma blonde et mère de mes deux enfants. Ça vaut n'importe laquelle gang d'amis.

lundi 23 février 2009

De retour au Saguenay

Je suis de passage au Saguenay-Lac-Saint-Jean pour des reportages qui seront publiés quelque part en mars dans le journal Les Affaires.

Je ne vous cacherai pas que je suis bien content de revenir à l'endroit où j'ai étudié le journalisme. D'ailleurs, ce matin, pour ma première entrevue, je suis passé devant le Cégep de Jonquière. Les anciens se rappelleront du slogan, « Le Cégep différent ». Plein de souvenirs ont défilé dans ma tête, mais le premier a été la rencontre et les débuts de couple avec ma blonde. Sans elle, nos deux enfants ne seraient pas ici aujourd'hui.

Arrivé sur la rue Saint-Dominique, j'ai vu que les bars que nous fréquentions sont toujours ouverts... sous d'autres noms. Seuls l'Envol, le Côté-Cour, le Mikes et le traditionnel Taxi Diamond, réputé pour sa poutine, ont toujours pignon sur rue sur la main de Jonquière.

Autre changement majeur dans la région : l'autoroute la plus nordique au Québec ressemble enfin à une... autoroute! Ça n'a pas toujours été le cas. De 1994 à 1997, la 70 se terminait au boulevard du Royaume. Aujourd'hui, elle a été prolongé de plusieurs kilomètres vers Alma (direction Ouest).

Plusieurs topos intéressants en préparation.

vendredi 20 février 2009

Un classique du hockey

Est-ce le discours que Carbo servira à Canadien avant le match de samedi après-midi contre les Sénateurs d'Ottawa. Parce que, clairement, la galère de Canadien est à la dérive.

Enjoy, comme on dit!

vendredi 13 février 2009

L'économie américaine n'a peut-être pas encore touché le fond du baril

Les chroniques de Paul Krugman dans le New York Times, prix Nobel de l'économie en 2008, valent toujours le détour.

Ce qu'on y lit est d'ailleurs inquiétant pour quiconque s'intéresse à l'économie américaine. Krugman doute que le plan Obama ne soit pas suffisant pour relance l'économie. Un extrait :
  • "For while Mr. Obama got more or less what he asked for, he almost certainly didn’t ask for enough. We’re probably facing the worst slump since the Great Depression. The Congressional Budget Office, not usually given to hyperbole, predicts that over the next three years there will be a $2.9 trillion gap between what the economy could produce and what it will actually produce. And $800 billion, while it sounds like a lot of money, isn’t nearly enough to bridge that chasm."

En bon français, on a peut-être pas encore atteint le fond du baril.

mardi 10 février 2009

Les fiches alimentaires

16 h, hier soir, je passais par l'épicerie de quartier pour acheter quelques produits pour le souper. J'arrive à la caisse et une vieille femme se trouve devant moi dans la file. Un français teinté d'un fort accent italien. La dame demande à la pauvre caissière s'il y a du sucre dans le substitut de café qu'elle achète.

- Non, il n'y a pas de sucre. Il y a de la glucose-fructose, répond l'adolescente.
- Vous êtes sûre que c'est bon, qu'il n'y a pas de sucre?
- Ben, il y a deux grammes de sucre par portion de deux cuillères à thé.
- Je ne le prendrai pas.

Je vous résume l'épisode, car la conversation s'est étendue sur cinq minutes. J'ai été heureux d'apprendre que le glucose n'était pas du sucre. Je n'ai pu m'empêcher de sourire en coin lorsque la caissière a scanné mon yogourt et mes légumes!