Mais je vous avoue qu'avec sa chronique de ce matin, Richard Martineau atteint un sommet dans l'art d'écrire des inepties. Oui, il ressort la grande théorie des complots qui veut que tous les chroniqueurs de journaux - particulièrement La Presse, dont il cite une chroniqueuse sans la nommer, soient de gauche. Ça donne la perle suivante :
- "Et étant donné que la majorité des journalistes et des chroniqueurs sont de gauche, les représentants de la gauche jouissent d'un plus grand capital de sympathie que leurs vis-à-vis de la droite."
Il n'a probablement pas lu La Presse et son journal d'un bout à l'autre depuis des lunes. À ce que je sache, Benoît Aubin n'a rien d'un chantre du progressisme, Nathalie Elgrably, de l'Institut économique de Montréal, non plus.
Il peut se défendre en affirmant qu'Alain Dubuc a été trotskyste... dans les années 1970.
C'est sans parler de l'éditorialiste en chef de La Presse, André Pratte, qui s'acquitte assez bien de sa tâche de défendre les intérêts de son éditeur, Power Corp.
Martineau a ressorti sa vieille marotte sous prétexte que les gens n'étaient pas assez critique des démocrates et trop sévères envers les républicains aux États-Unis. Comme d'habitude, il part d'exemples intéressants pour généraliser son point de vue. Le genre d'approche que j'avais lorsque j'écrivais des textes d'opinion en cinquième secondaire.
Pire encore, c'est rapporté un peu partout dans les revues de presse. S'il est sur le coin de la table et que je n'ai pas à payer pour me le procurer, je vais lire le Journal de Montréal. Il n'est pas question que je paie pour ça, surtout avec le lock-out qui s'en vient...
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