lundi 25 août 2008

Pour le même prix qu'un billet pour aller en Europe...

... je me retrouve à Sept-Îles ce matin pour une série de reportages que je prépare pour le journal Les Affaires. Appelé à remplacer un collègue à pied levé, il n'était pas question que je me tape la 138 en automobile, surtout en raison des délais de production.

Pour le même prix qu'un billet d'avion à destination de l'Europe (1175 $ avec les taxes et tous les frais), je me retrouve sur la Côte-Nord ce matin.

Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai eu « Fille de la Côte-Nord » de Vincent Vallières dans la tête tout le long de mon trajet.

Quelques observations : l'aéroport de Montréal est un vrai zoo. Si vous avez la chance de casser la croûte avant de partir, faites-le. Les concessions sont coûteuses...

Si ADM a investi des millions de dollars pour refaire la jetée internationale, on ne peut pas en dire autant des vols internes. Une jetée de deuxième classe est l'expression la plus appropriée.

Par contre, mon trajet a été agréable, notamment avec un pilote de Montréal qui se faisait « reconduire » chez sa blonde, à Québec, après avoir commencé sa journée à 4 h du mat. Il est allé jusqu'à Toronto, a ramené cet avion à Miramichi, au Nouveau-Brunswick, pour revenir à Montréal et s'en aller à Québec.

Stay tuned, comme on dit chez les Anglos...

mardi 11 mars 2008

Et les piétons, eux?

J'espère que vous avez amplement pelleté à la suite de la tempête de neige - et surtout de vent - du week-end.

Je n'ai plus de véhicule depuis trois mois, mais comme par hasard, j'ai hérité de celui de ma soeur la semaine dernière pour cause de voyage. Ai-je besoin de dire que je lui ai remis le véhicule et les clés avec plaisir lundi.

Trois chutes de neige en une semaine, disons que ça use les pelles et les pneus.

Et comme tu prends 30-45 minutes pour déneiger ton auto, tu n'as pas le goût de sortir de ton "spot" pour le laisser à un illustre inconnu qui va en profiter gratos. Bof, j'aurais pu vendre la belle place, déblayée, sur E-Bay, mais je me garde ça pour la prochaine tempête. Car je suis convaincu, malheureusement, qu'il y en aura une autre.

Les gens de la voirie font ce qu'ils peuvent pour dégager la neige des rues, mais je me questionne sur le déneigement des trottoirs. Depuis dimanche, aucune chenillette n'est passée sur la rue où je demeure. C'est à force de marcher que nous avons fini par tracer un chemin. Mais oubliez les traîneaux et la poussette, ce serait trop périlleux.

C'est à se demander si l'administration de la Ville de Montréal considère les piétons comme des citoyens de seconde classe. Genre de question que je ne me pose pas pour les automobilistes...

jeudi 14 février 2008

Assez, c'est assez!

Je me retenais depuis plusieurs chroniques, mais cette dernière diarrhée de l'hystérique Nataly Elgrably, chroniqueuse dans le Journal de Montréal et le Journal de Québec - toujours en lock-out - a fait débordé ma tolérance assez élastique de la liberté d'expression.

Notre apôtre du libre marché économique à tout prix s'en prend cette fois aux signataires de la déclaration "Économie autrement", publiée le week-end dernier dans Le Devoir. Je vous laisse juger par vous-même : "Ne nous y méprenons pas, malgré un emballage aseptisé, le document qui circule n’est qu’un plaidoyer en faveur du socialisme. Évidemment, vu l’échec retentissant essuyé par les économies planifiées, les auteurs n’osent pas afficher franchement leurs couleurs. Or, prétendre avoir une «autre vision de l’économie» sans la nommer explicitement, c’est de la lâcheté! Les auteurs rétorqueront certainement qu’il suffit d’améliorer notre approche pour éviter les échecs des économies planifiées. Méfions-nous d’un tel discours. C’est le même que celui que tenait Hugo Chavez lorsqu’il promettait aux Vénézuéliens le «socialisme de XXIe siècle». Il entretenait, lui aussi, une «autre vision de l’économie»."

Ça y est. Parce que notre libertaire n'est pas d'accord avec des méchants et menaçants gauchistes québécois, elle les compare à Hugo Chavez. Tout ça sous le couvert de la malhonnêteté intellectuelle présumée de ces gens.

Come on. S'il y a des gens malhonnêtes, ce sont ceux qui ne sont pas capables de tolérer la diversité d'opinion. La journée où tout le monde va penser de la même manière, oui, nous serons dans un régime totalitaire.

Et je commence à croire que sincèrement que l'IEDM cherche à nous conduire à ce "paradis" où il n'y aura plus de gouvernement pour atténuer les inégalités sociales ou pour redistribuer la richesse.

Quelque part, l'éditeur de ces chroniques, Quebecor Média, endosse l'ensemble de ces chroniques. Et il n'y a pas de quoi être surpris lorsque l'on analyse le contenu du Journal de Montréal. Primo, ils ont débauché Richard Martineau du Voir, où franchement, j'étais de moins en moins capables de lire. Comme il ne mange pas la main qui le nourrit abondamment, il a pris le pli "réactionnaire" de la maison.

Même chose pour Benoît Aubin, un journaliste que je respecte. Le directeur des pages opinion du JdeM, multiplie les chroniques réactionnaires.

Je sais que je ne me ferai pas d'amis, mais bon, le JdeM a aussi galvaudé le terme "enquête". Dans plusieurs cas, je pense notamment à celle sur la pédophilie sur le Web, le terme était approprié. Mais quand on est rendu à appeler "enquête" une tournée des cliniques médicales sans rendez-vous du 450 dans le but de démontrer la difficulté d'accéder à ces services, désolé, mais je n'appelle pas ça de l'enquête, mais bien du journalisme.

Si c'est une enquête, je me demande bien ce que le Watergate était.

Devant l'insistance du JdeM à continuer de publier les textes de 5e Année B de Mme Elgrably, j'ai décidé de ne plus acheter le journal ni de consommer des produits - et ils sont nombreux - de Quebecor Média.

Comme citoyen, je mérite mieux que cette bouillie pour les chats. Et ceux qui pensent que je ne suis pas capable de lire des opinions de droite se trompent complètement de cible!

mercredi 30 janvier 2008

Juste un autre fait divers...

J'étais en train d'éditer un texte, mardi, pour le journal, quand je suis allé me brancher sur mon webmail, question de regarder si j'avais reçu des courriels. Là, je tombe sur un message Facebook de mon ami Jean-Pierre, qui annonce le décès accidentel de Luc Viviers, un de ses collègues de travail avec lequel j'ai travaillé brièvement en 2005.

Le genre de courriel que tu ne veux pas recevoir. Me semble que je ne suis pas encore dans la tranche d'âge pour consulter les avis de décès.

Pour le peu de temps où j'ai côtoyé Luc, j'en ai gardé un souvenir franchement agréable. Le gars dégageait de l'énergie, c'est le moins qu'on puisse dire. Père de famille, dans la trentaine, il ne méritait pas de mourir écrasé contre une déneigeuse de sentier de motoneige. L'enquête, je l'espère, démontrera qu'il s'agit d'un décès accidentel dû à une distraction.

Sa fille aînée est partie avec lui, dans ce terrible accident. On pourrait se dire, c'est juste un autre fait divers, "un accident de motoneige qui a fait deux morts", comme on peut l'entendre aussi souvent sur les chaînes de nouvelles continues. Or, ce n'est pas business as usual, parce que cette fois-ci, je connais personnellement une des personnes impliquées.

Mais dans le fond, tous les faits divers sont de même. Quelqu'un, quelque part, est affecté par le départ subit d'un être cher.

En attendant, je pense à la famille de Luc, sa conjointe que je ne connais pas, ses enfants non plus. Mais il y a au moins une chose que je sais : ils doivent être terriblement triste. Je les comprends.

Toutes mes sympathies,

MG

jeudi 29 novembre 2007

Un autre gros match ce soir


Si les observateurs de la NFL ont qualifié de Super Bowl XLII et demi le duel entre les Pats et les Colts il y a quelques semaines, comment qualifieront-ils la partie de ce soir entre les Packers de Green Bay et les Cowboys, à Dallas? Un Super Bowl XLII et trois quarts, peut-être?

Les deux équipes ont des fiches identiques de 9-1. Le gagnant s'assurera vraisemblablement l'avantage du terrain pour la durée des séries dans la Conférence nationale.

Quelques points à observer lors de ce match :


  • La tertiaire des Cowboys est plus que douteuse. On ne doute pas de leur capacité de compter des points, mais quand tu donnes plus de 350 verges à Jason Campbell - pas exactement une réplique de Tom Brady -, on peut se poser des questions sur la porosité de cette tertiaire.

  • La défensive des Packers saura-t-elle ralentir l'attaque explosive des Cowboys? Si l'ailier défensif Aaron Kampman, qui compte déjà 11 sacks cette saison, se rend avec régularité aux pieds de Tony Romo, nous aurons un match.

  • Le jeu unidimensionnel des Packers, beaucoup plus axé sur la passe que la course, leur jouera des tours s'ils tirent rapidement de l'arrière.

Enfin, un peu de littérature des médias de Green Bay pour ce match ne ferait pas de tort.


Sur ce, bon match! N'oubliez pas les Heineken, la salsa et les nachos, ce sera utile.

lundi 19 novembre 2007

Les dépenses de santé atteindront 160 milliards en 2007

Les dépenses de santé au Canada devraient atteindre la somme de 160 milliards de dollars en 2007. Il s'agit d'une estimation de l'Institut canadien d'information sur la santé. Pour ceux qui aiment les chiffres, ce rapport publié la semaine dernière, en regorge. Par exemple, la part des dépenses de santé en pourcentage du produit intérieur brut (PIB) continue de croître. Depuis l'an 2000, ce pourcentage est passé de 9,1 % à 10, 6 %.

Ce pourcentage ne comprend pas seulement les dépenses publiques, mais l'ensemble des dépenses reliées à la santé, dont les dépenses privées, par exemple les médicaments.

Autre point intéressant, les dépenses du secteur privé comptent pour environ 30 % des dépenses totales en santé. Un chiffre stable depuis quelques années. Par contre, actuellement les dépenses publiques augmentent plus rapidement que les dépenss privées. Mais avec l'adoption de la loi 33 par le gouvernement du Québec l'an dernier, cette situation pourrait changer, notamment avec l'ouverture de cliniques de chirurgies privées.

Bref, c'est un rapport intéressant à consulter pour quiconque s'intéresse à notre système de santé.

Gros week-end de football

Oui, il n'y a pas de doute, c'était un gros week-end de football. Je suis probablement le seul humain à adorer le mois de novembre, où les journées sont de plus en courtes et de plus en plus froides.

Quelques commentaires sur les matchs de la NFL du dernier week-end :
  • Les Cowboys, c'est du sérieux, si vous vous posiez encore quelques questions. Le grand TO, Terrell Owens pour les intimes, pète le feu, tout comme son quart-arrière Tony Romo. Encerclez tout de suite le 29 novembre sur votre calendrier, car les Boys y affronteront les Packers de Green Bay qui revendiquent une fiche identique à celle de la troupe de Wade Phillips, 9-1. Cette partie déterminera sans l'ombre d'un doute l'équipe qui aura l'avantage du terrain en séries éliminatoires.
  • Les Pats continuent de piétiner leurs adversaires. Cette fois, les Bills ont baissé pavillon 56-10. En fait, ce n'est pas compliqué, cette équipe me fait penser au Rouge et Or de l'Université Laval : elle joue jusqu'à la fin des matchs, peu importe le pointage. Vous comprendrez que le capital de sympathie dont ont déjà profité les Pats s'est perdu quelque part dans le Détroit de Béring. Je leur donne encore quelques mois et ils deviendront the most hated team en Amérique. Et vous savez quoi, coach Belichick s'en fout.
  • Pas fort, les Steelers. Non, vraiment pas, pour échapper un match contre les Jets à New York face à une équipe qui n'a remporté qu'un seul match cette saison, de surcroit contre les médiocres Dolphins. Sérieusement, ce n'est pas ce genre de performance qui ramènera le Vince Lombardi dans la ville de l'Acier.
  • J'espère que vous avez bien lu : plus jamais je ne prendrai les Bengals de Cincinnati cette saison dans mon pool de football. Pour le moment, les Tigres comptent plus de joueurs en prison ou avec des dossiers judiciaires que de victoires. Et cette défensive poreuse - c'est un euphémisme - a accordé 35 points aux Cards de l'Arizona. Votre oncle qui s'est fait refaire le genou la semaine dernière pourrait gagner 100 verges contre les Bengals.
  • Enfin, je ne pleure pas la défaite du Rouge et Or. Décevant, certes, mais rappelez-vous qu'on apprend plus dans la défaite que la victoire. Et que cette seule défaite de l'Université Laval laissera des traces dans la mémoire des joueurs jusqu'aux prochaines séries éliminatoires.

Allez, bonne semaine !