Pour le moment, les cadres du JdeM tiennent bon, mais permettez-moi de douter de deux points :
- Ce journal n'est pas mis en page au 4545, rue Frontenac, mais ailleurs au Québec et sûrement en Ontario. De mon expérience personnelle, je vous jure qu'il est difficile de concilier deux beats incompatibles : le pupitre et le reportage. Tu fais un ou l'autre, mais jamais les deux de manière consécutive. De plus, une fine analyse du contenu du journal démontre qu'il n'est pas aussi bien monté qu'à la normale (veuve, césures mal faites, des colonnes qui ne balancent pas). Des gens de pupitre comprendront, mais Monsieur XYZ qui lit le JdeM dans le greasy spoon du coin de la rue, non.
- Des textes publiés dans le JdeM sont déjà recyclés d'autres publications, parfois sous la signature générique d'Agence QMI. Deux éléments qui amèneront le syndicat à déposer, plus tôt que tard, des plaintes devant la Commission des relations du travail. Reste à étoffer leurs dossiers.
La contribution au Web est le principal enjeu de ce lock-out. Là-dessus, les visions syndicales et patronales divergent. Du côté patronal, on souhaite obtenir un bar ouvert sur la convergence des textes et tout faire circuler à l'intérieur de Canoe, un portail que je déteste notamment pour des raisons d'esthétisme, mais aussi de convivialité. Les salariés veulent d'un site Web du Journal de Montréal où leur contribution sera centrale, un peu comme celle de leurs collègues de Cyberpresse, et non de "posts" qui se retrouveront noyés dans Canoe. Je les comprends.
Pis non, ça ne me tente pas de parler de Martineau. Ça ne donne rien de s'intéresser un tant soit peu à la mouche du coche.
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