dimanche 26 octobre 2008

Live from New-Brunswick

Un peu moins de pupitre, un peu plus de reportage dans les dernières semaines. Je suis sur la route, cette semaine, pour une série de textes qu'on publiera sous peu dans le journal Les Affaires.

La préparation des reportages (recherche et appels téléphoniques) m'a permis de comprendre que la seule province bilingue au Canada a encore du chemin à faire pour être totalement bilingue.

Certes, la réceptionniste vous répond dans les deux langues dans les ministères. Par contre, dès qu'on grimpe les échelons, le bilinguisme est loin d'être mur à mur.

Au menu cette semaine, des reportages à Fredericton, à Saint-Jean et sur la péninsule acadienne.

Stay tuned, comme on dit.




Les élections, quossa donne ?

J'avais promis de commenter les élections fédérales le 14 octobre au soir. Promesse brisée, car je jouais au hockey ce soir là, une activité physiquement plus éprouvante qu'écouter la soirée électorale à Radio-Canada.

Le perdant de la soirée
Stéphane Dion. Les sondages des derniers jours avant les élections laissaient présager une remontée libérale. Or, il n'en était rien. Le vote libéral, surtout en Ontario, s'est effondré. Dion a été un ministre de l'Environnement potable, mais il n'avait pas les capacités pour devenir un général.

Quatre trente sous pour une piasse
Le Bloc. On aurait pu réutiliser la carte des résultats de 2006 pour le Québec. Rien n'a changé, ou si peu (les libéraux ont repris quelques circonscriptions à Montréal). En fait, le Bloc a contrecarré la majorité espérée des conservateurs. Avec une récolte de 20 à 25 circonscriptions, ils auraient obtenu la majorité qu'ils souhaitaient.

Des gains, mais...
Le NPD. La parti de Jack Layton a profité partiellement de l'effondrement libéral en Ontario. Par contre, leurs efforts ont été vains en Colombie-Britannique. Surtout, l'appui global du NPD n'a pas augmenté d'un iota. Il a même légèrement diminué. Bref, le NPD n'est pas encore l'option de rechange au PLC.

Tout ça pour un gouvernement conservateur minoritaire. Avec la course au leadership au PLC, on a au moins la paix jusqu'à l'automne prochain.

lundi 13 octobre 2008

Stephen le visionnaire

Les membres de Prenez garde aux chiens, avec justesse, le manque d'empathie du premier ministre Stephen Harper, celui qui sera tout de même reporté au pouvoir demain soir à la même heure.



À la veille des élections fédérales, le modèle mathématique développé par HKDP prédit un autre gouvernement conservateur minoritaire.

Trente-sept jours plus tard, je me pose la question suivante : tout ça pour ça ? Tous ces débats pour ne rien changer, ou si peu.

Certes, la campagne a permis au NPD de s'illustrer, mais la récolte sera mince demain soir au Québec. Le Bloc risque de reprendre certaines circonscriptions au Parti conservateur dans la région de Québec. Comme à l'habitude, les libéraux vont rafler les circonscriptions monolithiques du West Island. Ils y présenteraient un chien peinturé en rouge qu'il serait élu.

Même si je crois que peu de choses changeront, je me prévaudrai de mon droit de vote demain matin, à l'ouverture des bureaux de scrutin.

Après avoir hésité un bout, j'ai choisi mon parti la semaine dernière. Réponse, demain soir, après ma traditionnelle partie de hockey cosom.

dimanche 28 septembre 2008

Développement du secteur Bellechasse : osons pour une fois

La nouvelle est un peu passée inaperçue au cours des dernières semaines, noyée dans la couverture électorale. Reste que l'arrondissement Rosemont-La-Petite-Patrie et la Ville de Montréal souhaitent développer le secteur Bellechasse, situé entre la rue du même nom, la rue Saint-Denis, à l'est, le viaduc Van Horne au sud, et le boulevard Saint-Laurent à l'ouest.

Pour expliquer son projet, l'arrondissement a mis en ligne ce site pour la consultation sur la plan particulier d'urbanisme qui aura lieu cet automne. La Ville de Montréal et la STM possèdent environ 60 % du site de 11,5 hectares. L'autre 40 % appartient à des propriétaires privés.

Voilà une belle occasion de poursuivre le développement résidentiel entrepris sur le site des anciens ateliers municipaux, à l'angle des rues Saint-Denis et Rosemont.

Surtout, j'espère que nos élus cesseront de se mettre la tête dans la sable lorsque les journalistes les interpellent sur l'exode des jeunes ménages vers la banlieue. Pas plus tard que vendredi, ma fille a perdu une amie dans sa classe de maternelle de l'école La Mennais. Raison : la petite fille et ses parents déménageaient leurs pénates à Laval, incapables de trouver une propriété à prix décent dans le secteur. Si je devais racheter une propriété dans l'ouest de l'arrondissement aujourd'hui, j'en serais incapable financièrement parlant.

Or, il y a trop de ces jeunes familles qui quittent l'île pour la banlieue, qu'elle soit de couronne nord ou sud.

Avec le projet Bellechasse, l'arrondissement a tous les atouts pour proposer une bonne banque de terrains à rabais pour construire des coopératives d'habitation, des logements sociaux et des maisons de ville destinées à des familles qui achètent une première propriété. Et je ne parle pas de condos de 850 pieds carrés. Pensons à une superficie habitable de 1100 pieds carrés et plus.

Il s'agit d'une belle occasion d'attirer et de fidéliser de jeunes familles. Les dirigeants des écoles du quartier les attendent impatiemment.

lundi 22 septembre 2008

Les rénovations, c'est dur pour le couple...

Il y a maintenant, un mois, moi et ma blonde avons entrepris un projet anodin en apparence mais qui est devenu fou : défaire la division entre la cuisine et la chambre de ma fille afin d'y regrouper la cuisine et le salon.

Au préalable, nous avons déménagé la chambre d'Ariane et réaménagé celle de Maxime. Par contre, il fallait accepter de vivre sans salon pour un mois. C'est un peu long en considérant que la saison de la NFL est vieille de trois semaines.

Les travaux ne finissent plus de finir, et ce, même si le chantier est complété à 85 %. Reste que le dernier 15 % demande 85 % des efforts...

Quelques conseils :

  • La démolition est la partie facile. La reconstruction et la finition, c'est moins évident.
  • Cesser de sous-estimer les échéanciers. Je pensais avoir fini il y a deux semaines. Or, il me reste à sabler le plâtre, mettre une couche d'apprêt, peinturer les deux murs, traiter le mur de brique et le sceller, poser les plinthes et les cadrages de porte et de fenêtre, vernir le contour de poutre de bois que j'ai posé ce week-end, finir la bordure du plancher du salon, faire venir un électricien pour brancher mon chauffage et passer le cable dans le mur de brique.
  • Oui, seulement ça.
  • Mais au moins, je commence à voir la lumière au bout du tunnel. Surtout que mes divans ont été livrés la semaine dernière et qu'hier soir, par un branchement câblé de fortune, j'ai écouté le Sunday Night Football. Yes sir...

Les campagnes publicitaires à l'américaine...

Décidément, les stratèges conservateurs suivent des cours de stratégie publicitaire électorale chez leurs collègues du Parti républicain aux États-Unis. Tout d'abord, il y a cette publicité négative à l'égard du Parti libéral et, surtout, de Stéphane Dion.

De plus, les conservateurs ont lancé hier ce site Web qui dénonce l'inutilité du Bloc, une dépense de 350 millions de dollars depuis 18 ans et qui n'a rien rapporté aux Québécois, indique-t-on en substance.

Vous me permettrez cette montée de lait. Primo, les conservateurs ont conscrit Michael Forier pour ce "pitch" de vente. Or, M. Fortier est un sénateur non-élu et candidat dans la circonscription Vaudreuil-Soulanges. Avant de venir donner des leçons de démocratie, monsieur le ministre aurait peut-être intérêt à se faire élire. Je lui souhaite, car je trouve le personnage intéressant. Avec Lawrence Cannon, c'est un des rares ministre conservateur sortable. Les autres sont des figurants, à commencer par l'inculte Josée Verner...

Deuxio, la ligne conservatrice est complètement méprisante pour le vote de plusieurs millions d'électeurs depuis les élections fédérales de 1993. C'est comme si on leur disait, "vous avez été cons de voter pour le Bloc".

Enfin, les conservateurs nous ramènent à la notion : c'est mieux de voter du bon bord, l'opposition, c'est inutile. Le genre d'attitude qui finit par se rapprocher du patronage, des commandites libérales, etc.

Je ne sais pas encore pour qui je vais voter, mais clairement, un choix vient d'être rayé de la liste. Je n'ai rien à foutre de ces campagnes négatives à l'américaine. Pour cette raison, il est hors de question que je vote conservateur.

samedi 20 septembre 2008

Un candidat s'ajoute dans Rosemont-La-Petite-Patrie

Petite commission anodine, jeudi soir. Je devais me procurer un routeur et passer au guichet automatique, sur la Plaza Saint-Hubert.

Rendu au coin de Beaubien, un type m'interpelle pour me demander de signer son formulaire de candidature. Non, il ne s'agissait pas de la candidate libérale Marjorie Theodore. Il s'agissait plutôt du candidat du parti NeoRhino, Jean-Patrick Berthiaume.

J'étais bien content de rencontrer un candidat. Exception faite des élections municipales, il est assez rare que l'électeur moyen que je suis finisse par rencontrer l'ensemble des candidats en lice.

Évidemment, on ne se fera pas d'illusions sur les chances de réussite de M. Berthiaume le 14 octobre, mais au moins il semble tirer un malin plaisir d'être candidat!

Ça change des discours "langue de bois" des conservateurs, libéraux et bloquistes.