lundi 22 septembre 2008

Les rénovations, c'est dur pour le couple...

Il y a maintenant, un mois, moi et ma blonde avons entrepris un projet anodin en apparence mais qui est devenu fou : défaire la division entre la cuisine et la chambre de ma fille afin d'y regrouper la cuisine et le salon.

Au préalable, nous avons déménagé la chambre d'Ariane et réaménagé celle de Maxime. Par contre, il fallait accepter de vivre sans salon pour un mois. C'est un peu long en considérant que la saison de la NFL est vieille de trois semaines.

Les travaux ne finissent plus de finir, et ce, même si le chantier est complété à 85 %. Reste que le dernier 15 % demande 85 % des efforts...

Quelques conseils :

  • La démolition est la partie facile. La reconstruction et la finition, c'est moins évident.
  • Cesser de sous-estimer les échéanciers. Je pensais avoir fini il y a deux semaines. Or, il me reste à sabler le plâtre, mettre une couche d'apprêt, peinturer les deux murs, traiter le mur de brique et le sceller, poser les plinthes et les cadrages de porte et de fenêtre, vernir le contour de poutre de bois que j'ai posé ce week-end, finir la bordure du plancher du salon, faire venir un électricien pour brancher mon chauffage et passer le cable dans le mur de brique.
  • Oui, seulement ça.
  • Mais au moins, je commence à voir la lumière au bout du tunnel. Surtout que mes divans ont été livrés la semaine dernière et qu'hier soir, par un branchement câblé de fortune, j'ai écouté le Sunday Night Football. Yes sir...

Les campagnes publicitaires à l'américaine...

Décidément, les stratèges conservateurs suivent des cours de stratégie publicitaire électorale chez leurs collègues du Parti républicain aux États-Unis. Tout d'abord, il y a cette publicité négative à l'égard du Parti libéral et, surtout, de Stéphane Dion.

De plus, les conservateurs ont lancé hier ce site Web qui dénonce l'inutilité du Bloc, une dépense de 350 millions de dollars depuis 18 ans et qui n'a rien rapporté aux Québécois, indique-t-on en substance.

Vous me permettrez cette montée de lait. Primo, les conservateurs ont conscrit Michael Forier pour ce "pitch" de vente. Or, M. Fortier est un sénateur non-élu et candidat dans la circonscription Vaudreuil-Soulanges. Avant de venir donner des leçons de démocratie, monsieur le ministre aurait peut-être intérêt à se faire élire. Je lui souhaite, car je trouve le personnage intéressant. Avec Lawrence Cannon, c'est un des rares ministre conservateur sortable. Les autres sont des figurants, à commencer par l'inculte Josée Verner...

Deuxio, la ligne conservatrice est complètement méprisante pour le vote de plusieurs millions d'électeurs depuis les élections fédérales de 1993. C'est comme si on leur disait, "vous avez été cons de voter pour le Bloc".

Enfin, les conservateurs nous ramènent à la notion : c'est mieux de voter du bon bord, l'opposition, c'est inutile. Le genre d'attitude qui finit par se rapprocher du patronage, des commandites libérales, etc.

Je ne sais pas encore pour qui je vais voter, mais clairement, un choix vient d'être rayé de la liste. Je n'ai rien à foutre de ces campagnes négatives à l'américaine. Pour cette raison, il est hors de question que je vote conservateur.

samedi 20 septembre 2008

Un candidat s'ajoute dans Rosemont-La-Petite-Patrie

Petite commission anodine, jeudi soir. Je devais me procurer un routeur et passer au guichet automatique, sur la Plaza Saint-Hubert.

Rendu au coin de Beaubien, un type m'interpelle pour me demander de signer son formulaire de candidature. Non, il ne s'agissait pas de la candidate libérale Marjorie Theodore. Il s'agissait plutôt du candidat du parti NeoRhino, Jean-Patrick Berthiaume.

J'étais bien content de rencontrer un candidat. Exception faite des élections municipales, il est assez rare que l'électeur moyen que je suis finisse par rencontrer l'ensemble des candidats en lice.

Évidemment, on ne se fera pas d'illusions sur les chances de réussite de M. Berthiaume le 14 octobre, mais au moins il semble tirer un malin plaisir d'être candidat!

Ça change des discours "langue de bois" des conservateurs, libéraux et bloquistes.

jeudi 18 septembre 2008

Travaillez, les jeunes!

Pas de doute, Lucien Bouchard est "franchement" en maudit...

La présentation à la sauce Richard Latendresse est hilarante. Je suis convaincu que ça vous rappelle ses topos, l'an dernier, en Afghanistan.

Le socialisme à la sauce Wall Street

Wall Street défraie les manchettes ces jours-ci, et ce n'est pas pour les bonnes raisons. Après avoir volé au secours des sociétés de refinancement hypothécaires Fannie Mae et Freddie Mac, la Réserve fédérale américaine a décidé de voler au secours du géant américain de l'assurance, AIG.

Ironiquement, Wall Street a toujours décrié les interventions gouvernementales dans l'économie. Moins de gouvernement, moins de réglementation, plus de liberté économique, clament les bonzes de Wall Street depuis des temps immémoriaux. Plus près de nous, l'Institut économique de Montréal fait écho à ce refrain idéologique.

Mais là, ces géants changent de refrain. Oui, les riches banquiers ont maintenant besoin d'être renfloués par le gouvernement américain. Pourquoi ? Parce que l'absence de réglementation leur a permis de monter de toutes pièces des produits financiers exotiques qui étaient aussi solides que le papier sur lequel ils étaient imprimés. Évidemment, je parle du papier commercial adossé à des actifs qui, l'été dernier, a déclenché le bourbier dans lequel le monde boursier se trouve.

J'ai toujours été sceptique des discours idéologiques. Cette fois-ci, on ne peut pas dire que ce sont de méchants manifestants gauchistes du FRAPRU qui exigent un investissement de l'État. Il s'agit d'incompétents de Wall Street auxquel la Réserve fédérale finit par dire "oui, oui, nous vous sauverons pour cette fois". Pathétique est le seul mot qui me vienne en tête pour commenter cette situation.

mercredi 17 septembre 2008

Blues de l'électeur...

Je ne sais pas si l'actuelle campagne électorale vous intéresse, mais pour la première fois depuis que j'ai obtenu le droit de vote, elle me laisse indifférente.

Primo, mon vote ne devrait faire aucune différence dans ma circonscription, Rosemont-La-Petite-Patrie, détenue par le Bloc québécois depuis 1993.

Secundo, j'ai beau être souverainiste, je commence à me demander s'il n'est pas temps d'opter pour un parti canadien progressiste d'opposition, lire le NPD. La souveraineté, si ça se règle un jour, ce sera à Québec. Au rythme où vont les choses, je doute que ça prendra du temps.

Pourtant, je sais que l'élection est importante, même fondamentale sur le modèle de société que propose le Parti conservateur de Stephen Harper : moins de gouvernement, plus de justice, des réductions du fardeau fiscal pour les riches, etc. Exactement le modèle que les républicains américains tentent d'implanter depuis 30 ans au sud de notre frontière et qui, avouons-le, ne constitue pas une réussite sur toute la ligne.

Surtout, je n'ai pas encore senti de fierté, d'appel à voter pour le Bloc cette fois-ci.

Bref, quatre options sont possibles :

- Voter NPD
- Annuler mon vote
- Voter Bloc
- Ou rester chez moi et manger des nachos avec de la salsa le soir de l'élection.

Pour l'instant, le 4e choix détient une légère avance dans les sondages.

lundi 25 août 2008

Pour le même prix qu'un billet pour aller en Europe...

... je me retrouve à Sept-Îles ce matin pour une série de reportages que je prépare pour le journal Les Affaires. Appelé à remplacer un collègue à pied levé, il n'était pas question que je me tape la 138 en automobile, surtout en raison des délais de production.

Pour le même prix qu'un billet d'avion à destination de l'Europe (1175 $ avec les taxes et tous les frais), je me retrouve sur la Côte-Nord ce matin.

Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai eu « Fille de la Côte-Nord » de Vincent Vallières dans la tête tout le long de mon trajet.

Quelques observations : l'aéroport de Montréal est un vrai zoo. Si vous avez la chance de casser la croûte avant de partir, faites-le. Les concessions sont coûteuses...

Si ADM a investi des millions de dollars pour refaire la jetée internationale, on ne peut pas en dire autant des vols internes. Une jetée de deuxième classe est l'expression la plus appropriée.

Par contre, mon trajet a été agréable, notamment avec un pilote de Montréal qui se faisait « reconduire » chez sa blonde, à Québec, après avoir commencé sa journée à 4 h du mat. Il est allé jusqu'à Toronto, a ramené cet avion à Miramichi, au Nouveau-Brunswick, pour revenir à Montréal et s'en aller à Québec.

Stay tuned, comme on dit chez les Anglos...