jeudi 4 août 2011

Brad Pitt, un directeur général crédible ?

Oui, s'il faut en croire la bande-annonce de Moneyball, le film qui raconte l'histoire de Billy Beane, directeur général des A's d'Oakland au début des années 2000. Un film qui s'inspire du livre Moneyball, de Michael Lewis. Autrement dit, comment une équipe à petit budget (les A's) ont réussi à rivaliser pendant quelques saisons avec les puissants Yankees de New York. La réponse se trouve dans cet acronyme de trois lettres : OBP, ou on base percentage. En quelques années, Beane a littéralement révolutionné l'approche en attaque au baseball. Aujourd'hui, tout le monde jure par l'OBP ou l'OPS (on base plus slugging, pourcentage de présence sur le buts plus la puissance au bâton).
Un précédent best-seller de Lewis a également été adapté au cinéma (The Blind Side), avec un résultat mitigé. Une histoire un peu trop à l'eau de rose. Espérons qu'on rendra justice au meilleur livre de baseball des années 2000.

Jugez par la bande-annonce :

mardi 12 juillet 2011

Baseball : de l'argent bien investi achète un championnat



L'argent achète des championnats au baseball majeur. Voilà, en quelques mots, la conclusion d'une recherche de Harris Private Bank, publiée cette semaine à l'occasion du match des étoiles, qui se tient en Arizona.

Le baseball majeur est le seul sport professionnel en Amérique du Nord où il n'y a pas de plafond salarial. Résultat : les équipes peuvent dépenser autant qu'elles le veulent simplement en payant pour du talent. Sans surprise, les Phillies de Philadelphie ont la masse salariale la plus élevée de la Ligue nationale de baseball et le meilleur pourcentage de victoires à la pause des Étoiles. Même chose dans la Ligue américaine pour les Red Sox de Boston et les Yankees de New York.

Les auteurs de l'études effectuent une corrélation entre la masse salariale (axe des X) et le pourcentage de victoire (axe des Y), suggérant que plus une équipe dépense, plus elle s'attend à remporter des victoires, à moins que la gestion de l'équipe ou la malchance se dresse sur son chemin.

Les auteurs tracent ce qu'ils qualifient de « security market line ». Une équipe au-dessus de cette ligne doit sa réussite à de bonnes acquisitions (agents libres ou repêchage). Dans le cas contraire, on peut remettre en question le management de l'équipe, par exemple de lucratifs contrats accordés à des joueurs en déclin, des choix de repêchage qui font patate, etc. Les meilleures équipes ont tendance à exceller sur une longue période tandis que celles qui déçoivent s'enlisent dans les bas fonds de la ligue.

C'est le cas des Cubs de Chicago. Dernière série mondiale : 1908. Cette équipe trouve toujours des nouvelles manières de perdre. Et pourtant, le Wrigley Field est toujours rempli à capacité. L'an dernier, la direction de l'équipe a dépensé 140 millions de dollars US. Cette formation a livré une performance de 80 M$ US. Les résultats sont encore pires cette saison. La famille Ricketts a diminué la masse salariale à 125 M $ US, mais le pourcentage de victoire de ,402 est 30 points en dessous de ce qu'il devrait être.

Au chapitre des surprises, on retrouve les Pirates de Pittsburgh. Barry Bonds était le voltigeur de gauche de l'équipe lors de sa dernière saison gagnante, en 1992. Avec une fiche de 47-43, les Pirates dépassent de beaucoup les attentes de Private Bank Harris. Pourtant, l'équipe de Clint Hurdle ne compte pas de frappeur de puissance à la David Ortiz ou un as à la CC Sabbathia.

Passons du côté de la Ligue américaine de baseball. Parlons des déceptions, notamment des Orioles de Baltimore. Cette équipe a accordé plusieurs contrats à des joueurs vieillissants pendant la saison morte, notamment un Vladimir Guerrero sur le déclin. La masse salariale de 88 M$ US devrait donner une fiche de ,500 à Baltimore. Les Orioles ont une fiche de 36-52.

À l'opposé, les Rays de Tampa Bay sont une surprise de la saison 2011. Malgré une masse salariale de 44 M$ US, les Rays (49-41) sont en position pour faire les séries à titre de « meilleur deuxième ».

L'argent n'achète pas tout. Par exemple, les Giants de San Francisco, les champions en titre de la Série mondiale, ont une masse salariale de 97 M$ US, ce qui les place au 10e rang des majeures.

Play Ball !

lundi 5 octobre 2009

De retour...

... après une trop longue pause de blogue.

C'est le retour de la discipline de fer : un post par semaine. Plus, si l'occasion se présente. Mais au moins un.

Le vent fait tomber les feuilles des arbres, les journées sont de plus en plus courtes. Pas de doute, ça sent les séries de fin de saison dans le baseball majeur. Pour la 14e fois en 15 ans, les Yankees participent à la grande danse de fin de saison. Reste qu'ils n'ont pas remporté la Série mondiale depuis 2000.

Pour la première fois depuis une mèche, les Bronx Bombers sont équipés pour veiller tard. Lanceurs partants, joueurs de position, releveurs, ils sont solides à toutes les positions.

Mais n'allez pas croire que le fan des Red Sox que je suis ramollit au point d'écrire qu'ils remporteront la Mondiale, comme on dit. Au contraire, la course des Yankees se terminera en série de championnat contre... les Red Sox qui remporteront une troisième série mondiale depuis 2004.

Content d'être de retour même pour un auditoire anonyme!

lundi 15 juin 2009

Les bottines suivent les babines...

Ce matin, en revenant d'une commission dans Rosemont, j'ai croisé le comédien qui personnifie le consommateur type de Nissan, Monsieur Gros Bon Sens lui-même.

Vous savez quoi ? Oui, il conduit une Nissan Versa!

Déjà peu alimenté, ce blogue fait une relâche d'une dizaine de jours, le temps que son auteur aille voir quelques matchs de balle en Californie.

dimanche 7 juin 2009

Moment touchant

Ce matin, je suis allé chercher mes enfants qui avaient dormi chez ma mère.

Comme elle en a l'habitude, mamie a gâté ses petits-enfants : du linge, des bonbons, du chocolat, etc. Ils lui ont donné un calin touchant avant de partir. De l'amour brut qui m'a quasiment mouillé les yeux.

Il n'y a pas à dire, nous avons passé un très beau week-end.

jeudi 4 juin 2009

En dix secondes, PKP a démontré pourquoi nous ne voulons pas de Quebecor comme propriétaire du Canadien


De passage au Saguenay-Lac-Saint-Jean cette semaine, le président et chef de la direction de Quebecor, Pierre Karl Péladeau, a remis publiquement en question la nomination du nouvel entraîneur-chef du Canadien, Jacques Martin. Il aurait préféré que Bob Gainey attende quelques semaines afin de consulter le futur propriétaire de l'équipe.

En quinze secondes, PKP vient de démontrer pourquoi je ne souhaite pas que Quebecor devienne le prochain propriétaire du Canadien. Bizarrement, c'est le seul aspirant-propriétaire qui s'est prononcé sur la nomination de Jacques Martin. Et de manière assez inélégante, merci.

Suis-je le seul à avoir eu cette impression qu'il parlait comme s'il était déjà propriétaire de l'équipe. En fait, sa conjointe Julie Snyder préparait probablement la première saison de Habs Académie. J'écris à l'imparfait, car le tapis a glissé sous les pieds de PKP et Quebecor.

Si à un certain moment on croyait que la vente du Canadien opposait les conglomérats Bell et Quebecor, le portrait a changé au cours des derniers jours avec l'entrée en scène de la famille Molson, qui souhaite maintenant racheter les parts de George Gillett.

L'entrée des Molson a d'ailleurs incité Serge Savard à se retirer du dossier. Entre les lignes, on peut comprendre que la famille Molson est suivie de près par Bell, actionnaire de CTVglobemedia, elle-même propriétaire de RDS.

Poussons le bouchon un peu plus loin : Quebecor se paierait un joujou de 500 à 600 millions de dollars - pour une vulgaire question d'ajouter des contenus à son cirque de convergence -, alors qu'elle laisse moisir 253 travailleurs du Journal de Montréal sur le trottoir depuis janvier. Un seul mot me vient en tête : A-B-S-U-R-D-E.

jeudi 21 mai 2009

Des Indiens qui jouent au baseball : fallait y penser !

L'histoire a fait le tour de la blogosphère en décembre dernier. Les Pirates de Pittsburgh venaient de signer des contrats avec deux lanceurs d'origine indienne, Rinku Singh et Dinesh Patel.

Les deux jeunes hommes ont remporté une téléréalité, The Million Dollar Arm, dont l'objectif était de recruter des artilleurs indiens. Avec 750 millions d'habitants, ce pays d'abord passionné de cricket doit bien cacher quelques Nolan Ryan, se disait l'organisateur du concours, J.B. Bernstein, un agent de joueurs. Singh et Patel ont devancé les 20 000 participants de ce concours et ont décroché des bourses pour venir parfaire leur apprentissage de la balle en Amérique.

Quelques mois après leur arrivée, dans le Sud de la Californie, les deux comparses ont signé un contrat professionnel avec les Pirates de Pittsburgh, ce qui a fait dire à Bruce Reed, de Slate, que c'était probablement la meilleure nouvelle qui pouvait arriver à cette équipe de la Pennsylvannie.

Selon Reed, les Pirates sont en voie de devenir les plus grands perdants de l'histoire du sport professionnel cette saison. L'an dernier, d'ailleurs, les Pirates ont signé une 16e saison perdante consécutive, un record de médiocrité. On est loin des Roberto Clemente et Willie Stargell...

Les Pirates sont l'équivalent de la General Motors du baseball, écrit Reed.

Si vous avez quelques minutes, allez lire le blogue de Singh et Patel. Un anglais très primaire, mais assez bon pour saisir que nos deux Indiens apprennent rapidement les rudiments de la balle.

N'allez pas croire que l'Inde sera la prochaine République dominicaine du baseball. There's a long way to go, comme disent les Anglais.