samedi 20 septembre 2008

Un candidat s'ajoute dans Rosemont-La-Petite-Patrie

Petite commission anodine, jeudi soir. Je devais me procurer un routeur et passer au guichet automatique, sur la Plaza Saint-Hubert.

Rendu au coin de Beaubien, un type m'interpelle pour me demander de signer son formulaire de candidature. Non, il ne s'agissait pas de la candidate libérale Marjorie Theodore. Il s'agissait plutôt du candidat du parti NeoRhino, Jean-Patrick Berthiaume.

J'étais bien content de rencontrer un candidat. Exception faite des élections municipales, il est assez rare que l'électeur moyen que je suis finisse par rencontrer l'ensemble des candidats en lice.

Évidemment, on ne se fera pas d'illusions sur les chances de réussite de M. Berthiaume le 14 octobre, mais au moins il semble tirer un malin plaisir d'être candidat!

Ça change des discours "langue de bois" des conservateurs, libéraux et bloquistes.

jeudi 18 septembre 2008

Travaillez, les jeunes!

Pas de doute, Lucien Bouchard est "franchement" en maudit...

La présentation à la sauce Richard Latendresse est hilarante. Je suis convaincu que ça vous rappelle ses topos, l'an dernier, en Afghanistan.

Le socialisme à la sauce Wall Street

Wall Street défraie les manchettes ces jours-ci, et ce n'est pas pour les bonnes raisons. Après avoir volé au secours des sociétés de refinancement hypothécaires Fannie Mae et Freddie Mac, la Réserve fédérale américaine a décidé de voler au secours du géant américain de l'assurance, AIG.

Ironiquement, Wall Street a toujours décrié les interventions gouvernementales dans l'économie. Moins de gouvernement, moins de réglementation, plus de liberté économique, clament les bonzes de Wall Street depuis des temps immémoriaux. Plus près de nous, l'Institut économique de Montréal fait écho à ce refrain idéologique.

Mais là, ces géants changent de refrain. Oui, les riches banquiers ont maintenant besoin d'être renfloués par le gouvernement américain. Pourquoi ? Parce que l'absence de réglementation leur a permis de monter de toutes pièces des produits financiers exotiques qui étaient aussi solides que le papier sur lequel ils étaient imprimés. Évidemment, je parle du papier commercial adossé à des actifs qui, l'été dernier, a déclenché le bourbier dans lequel le monde boursier se trouve.

J'ai toujours été sceptique des discours idéologiques. Cette fois-ci, on ne peut pas dire que ce sont de méchants manifestants gauchistes du FRAPRU qui exigent un investissement de l'État. Il s'agit d'incompétents de Wall Street auxquel la Réserve fédérale finit par dire "oui, oui, nous vous sauverons pour cette fois". Pathétique est le seul mot qui me vienne en tête pour commenter cette situation.

mercredi 17 septembre 2008

Blues de l'électeur...

Je ne sais pas si l'actuelle campagne électorale vous intéresse, mais pour la première fois depuis que j'ai obtenu le droit de vote, elle me laisse indifférente.

Primo, mon vote ne devrait faire aucune différence dans ma circonscription, Rosemont-La-Petite-Patrie, détenue par le Bloc québécois depuis 1993.

Secundo, j'ai beau être souverainiste, je commence à me demander s'il n'est pas temps d'opter pour un parti canadien progressiste d'opposition, lire le NPD. La souveraineté, si ça se règle un jour, ce sera à Québec. Au rythme où vont les choses, je doute que ça prendra du temps.

Pourtant, je sais que l'élection est importante, même fondamentale sur le modèle de société que propose le Parti conservateur de Stephen Harper : moins de gouvernement, plus de justice, des réductions du fardeau fiscal pour les riches, etc. Exactement le modèle que les républicains américains tentent d'implanter depuis 30 ans au sud de notre frontière et qui, avouons-le, ne constitue pas une réussite sur toute la ligne.

Surtout, je n'ai pas encore senti de fierté, d'appel à voter pour le Bloc cette fois-ci.

Bref, quatre options sont possibles :

- Voter NPD
- Annuler mon vote
- Voter Bloc
- Ou rester chez moi et manger des nachos avec de la salsa le soir de l'élection.

Pour l'instant, le 4e choix détient une légère avance dans les sondages.

lundi 25 août 2008

Pour le même prix qu'un billet pour aller en Europe...

... je me retrouve à Sept-Îles ce matin pour une série de reportages que je prépare pour le journal Les Affaires. Appelé à remplacer un collègue à pied levé, il n'était pas question que je me tape la 138 en automobile, surtout en raison des délais de production.

Pour le même prix qu'un billet d'avion à destination de l'Europe (1175 $ avec les taxes et tous les frais), je me retrouve sur la Côte-Nord ce matin.

Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai eu « Fille de la Côte-Nord » de Vincent Vallières dans la tête tout le long de mon trajet.

Quelques observations : l'aéroport de Montréal est un vrai zoo. Si vous avez la chance de casser la croûte avant de partir, faites-le. Les concessions sont coûteuses...

Si ADM a investi des millions de dollars pour refaire la jetée internationale, on ne peut pas en dire autant des vols internes. Une jetée de deuxième classe est l'expression la plus appropriée.

Par contre, mon trajet a été agréable, notamment avec un pilote de Montréal qui se faisait « reconduire » chez sa blonde, à Québec, après avoir commencé sa journée à 4 h du mat. Il est allé jusqu'à Toronto, a ramené cet avion à Miramichi, au Nouveau-Brunswick, pour revenir à Montréal et s'en aller à Québec.

Stay tuned, comme on dit chez les Anglos...

mardi 11 mars 2008

Et les piétons, eux?

J'espère que vous avez amplement pelleté à la suite de la tempête de neige - et surtout de vent - du week-end.

Je n'ai plus de véhicule depuis trois mois, mais comme par hasard, j'ai hérité de celui de ma soeur la semaine dernière pour cause de voyage. Ai-je besoin de dire que je lui ai remis le véhicule et les clés avec plaisir lundi.

Trois chutes de neige en une semaine, disons que ça use les pelles et les pneus.

Et comme tu prends 30-45 minutes pour déneiger ton auto, tu n'as pas le goût de sortir de ton "spot" pour le laisser à un illustre inconnu qui va en profiter gratos. Bof, j'aurais pu vendre la belle place, déblayée, sur E-Bay, mais je me garde ça pour la prochaine tempête. Car je suis convaincu, malheureusement, qu'il y en aura une autre.

Les gens de la voirie font ce qu'ils peuvent pour dégager la neige des rues, mais je me questionne sur le déneigement des trottoirs. Depuis dimanche, aucune chenillette n'est passée sur la rue où je demeure. C'est à force de marcher que nous avons fini par tracer un chemin. Mais oubliez les traîneaux et la poussette, ce serait trop périlleux.

C'est à se demander si l'administration de la Ville de Montréal considère les piétons comme des citoyens de seconde classe. Genre de question que je ne me pose pas pour les automobilistes...

jeudi 14 février 2008

Assez, c'est assez!

Je me retenais depuis plusieurs chroniques, mais cette dernière diarrhée de l'hystérique Nataly Elgrably, chroniqueuse dans le Journal de Montréal et le Journal de Québec - toujours en lock-out - a fait débordé ma tolérance assez élastique de la liberté d'expression.

Notre apôtre du libre marché économique à tout prix s'en prend cette fois aux signataires de la déclaration "Économie autrement", publiée le week-end dernier dans Le Devoir. Je vous laisse juger par vous-même : "Ne nous y méprenons pas, malgré un emballage aseptisé, le document qui circule n’est qu’un plaidoyer en faveur du socialisme. Évidemment, vu l’échec retentissant essuyé par les économies planifiées, les auteurs n’osent pas afficher franchement leurs couleurs. Or, prétendre avoir une «autre vision de l’économie» sans la nommer explicitement, c’est de la lâcheté! Les auteurs rétorqueront certainement qu’il suffit d’améliorer notre approche pour éviter les échecs des économies planifiées. Méfions-nous d’un tel discours. C’est le même que celui que tenait Hugo Chavez lorsqu’il promettait aux Vénézuéliens le «socialisme de XXIe siècle». Il entretenait, lui aussi, une «autre vision de l’économie»."

Ça y est. Parce que notre libertaire n'est pas d'accord avec des méchants et menaçants gauchistes québécois, elle les compare à Hugo Chavez. Tout ça sous le couvert de la malhonnêteté intellectuelle présumée de ces gens.

Come on. S'il y a des gens malhonnêtes, ce sont ceux qui ne sont pas capables de tolérer la diversité d'opinion. La journée où tout le monde va penser de la même manière, oui, nous serons dans un régime totalitaire.

Et je commence à croire que sincèrement que l'IEDM cherche à nous conduire à ce "paradis" où il n'y aura plus de gouvernement pour atténuer les inégalités sociales ou pour redistribuer la richesse.

Quelque part, l'éditeur de ces chroniques, Quebecor Média, endosse l'ensemble de ces chroniques. Et il n'y a pas de quoi être surpris lorsque l'on analyse le contenu du Journal de Montréal. Primo, ils ont débauché Richard Martineau du Voir, où franchement, j'étais de moins en moins capables de lire. Comme il ne mange pas la main qui le nourrit abondamment, il a pris le pli "réactionnaire" de la maison.

Même chose pour Benoît Aubin, un journaliste que je respecte. Le directeur des pages opinion du JdeM, multiplie les chroniques réactionnaires.

Je sais que je ne me ferai pas d'amis, mais bon, le JdeM a aussi galvaudé le terme "enquête". Dans plusieurs cas, je pense notamment à celle sur la pédophilie sur le Web, le terme était approprié. Mais quand on est rendu à appeler "enquête" une tournée des cliniques médicales sans rendez-vous du 450 dans le but de démontrer la difficulté d'accéder à ces services, désolé, mais je n'appelle pas ça de l'enquête, mais bien du journalisme.

Si c'est une enquête, je me demande bien ce que le Watergate était.

Devant l'insistance du JdeM à continuer de publier les textes de 5e Année B de Mme Elgrably, j'ai décidé de ne plus acheter le journal ni de consommer des produits - et ils sont nombreux - de Quebecor Média.

Comme citoyen, je mérite mieux que cette bouillie pour les chats. Et ceux qui pensent que je ne suis pas capable de lire des opinions de droite se trompent complètement de cible!